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Fonds spéciaux à la Primature : Daouda Mine relance le débat autour des ressources de Sonko


La polémique autour des fonds spéciaux dont aurait bénéficié l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko se poursuit. Le journaliste Daouda Mine s’est à son tour prononcé sur la question, apportant des précisions sur l’origine de ces ressources et leur cadre institutionnel.

Selon lui, il n’existerait pas de ligne budgétaire spécifiquement votée par l’Assemblée nationale au profit de la Primature au titre de « fonds spéciaux ». Daouda Mine soutient que les ressources dont aurait bénéficié Ousmane Sonko provenaient plutôt d’une partie des fonds spéciaux relevant de la Présidence de la République, mise à sa disposition par le président Bassirou Diomaye Faye.

« Il n’existe aucun budget voté à l’Assemblée nationale dédié à des fonds spéciaux pour la Primature », affirme le journaliste, qui considère ainsi que les ressources attribuées au chef du gouvernement s’inscrivent dans un mécanisme relevant initialement de la Présidence.

Daouda Mine replace également cette pratique dans une continuité institutionnelle, rappelant que des mécanismes similaires auraient existé sous les précédents régimes, notamment sous les présidences d’Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall.

Le journaliste aborde enfin la question du contrôle et de la justification de ces ressources. Selon lui, aucun texte juridique n’imposerait au Premier ministre de rendre compte publiquement de l’utilisation de ces fonds spéciaux. « Ousmane Sonko n’est pas tenu de justifier ses fonds spéciaux car il n’y a aucun texte juridique qui l’exige », soutient-il.

Ces déclarations viennent ainsi alimenter un débat déjà vif sur la nature, l’origine et le régime de contrôle des fonds spéciaux au Sénégal. Au-delà des controverses politiques, la question demeure celle de leur fondement juridique, de leur traçabilité et des mécanismes de contrôle applicables aux ressources mises à la disposition des plus hautes autorités de l’État.